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Histoire du Vignoble

UN PEU D’HISTOIRE …

    Il est de bon ton, quelles que soient les appellations, de proclamer comme une vertu l’ancienneté du vignoble et d’étayer cette affirmation d’arguments avérés, douteux, erronés, parfois même abracadabrants. Fronton n’échappe pas à la règle. Quelques exemples suffiront. Les Romains y auraient planté les premiers ceps. L’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem (de Malte plus tard), seigneur du lieu dès le XIIe siècle, y introduit la Négrette, le plant de base, rapportée de Chypre à l’occasion d’une croisade. Mieux, Calixte II, lors de la consécration de l’église, en 1119, et Louis XIII, de passage en 1632 (à la sortie de la messe, il impose les mains aux malades des écrouelles, confiants dans son pouvoir miraculeux de guérison), abusent de libations et contribuent ainsi à la réputation du cru.

                Tout n’est pas entièrement inexact dans ce qui précède. Mais tenons-nous en aux faits historiques indiscutables, garantis par des documents. A notre connaissance, un seul d’entre eux suggère au Moyen Age l’existence d’un vignoble débordant du cadre local. Il s’agit d’une carte des lieux alimentant Bordeaux, connus par les comptes de la ville, conservés au Public Record Office de Londres. A l’opposé, l’historien toulousain Philippe Wolff ne mentionne aucun achat de vin concernant Fronton ! Et si l’on en croit le livre terrier de 1616, conservé à la mairie, la vigne n’occupe alors que 8 % environ du parcellaire.

                Le vignoble acquiert une importance notable postérieurement. En 1751, les consuls affirment qu’il « est la seule culture qui fait vivre le paysan dans cette paroisse ». Au siècle suivant, il tend à devenir une monoculture, avant la crise du phylloxéra : 69 % de vigne en 1885.

                Une constante dans cette histoire : les vins de Fronton, du moins les meilleurs, demeurent longtemps quant à la vente tributaires de Bordeaux, qui contrôle l’arrivée des produits du « haut pays » et les utilise à sa guise, en l’absence de législation sur les appellations. De bons Fronton sont commercialisés comme « premières côtes de Sainte-Foy ». Ce qui triple leur valeur ! Dans un premier temps, le phylloxéra est même une aubaine pour le village, le Bordelais, précocement touché, venant s’y approvisionner. Il faut ensuite déchanter car le mal est partout.

    Durement frappés à leur tour, les vignerons frontonnais ont su réagir au XXe siècle. Un pas important est franchi avec la mise sur pied et la construction en 1947 d’une cave coopérative qui regroupe moyens et petits propriétaires et leur évite bien des tâches puisqu’elle vinifie et commercialise. D’autres étapes correspondent à l’obtention du label VDQS en 1944, de l’AOC Côtes du Frontonnais ensuite en 1975 et enfin de l’AOC FRONTON en 2005. Mais ceci est une autre histoire … la suite dans une prochaine mise à jour !

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